Les atouts du Congo

Située au cœur du bassin du Congo, la République du Congo possède une vaste surface forestière, évaluée à 22 334 000 ha (FAO, 2015), soit 65,4 % de la superficie des terres émergées, auxquelles s’ajoutent approximativement 59 000 ha de forêts plantées. Bien que les taux de changement du couvert forestier restent faibles avec un taux de déforestation annuel brut de 0,07% (BRLi, 2014), les émissions de GES issues du secteur de la déforestation et de la dégradation des forêts constituent la principale source des émissions nationales avec 19,2 MtCO2eq/an en 2015, selon le Niveau des Emissions de Référence pour les Forêts (NERF).

L’agriculture et la forêt constituent des secteurs porteurs de croissance, où la République du Congo a des atouts compétitifs indéniables, et sont en mesure de générer des revenus pour une grande partie de la population, notamment dans le monde rural et particulièrement les femmes. La mobilisation des investissements étrangers dans l’agro-industrie constitue l’un des principaux vecteurs de l’accélération de la transformation de l’économie congolaise. Par la suite, une deuxième fonction de l’Etat sera d’accompagner ces nouvelles sociétés, afin de leur garantir les avantages qui leur auront été promis, notamment par la charte nationale des investissements, afin de les convaincre de s’installer au Congo et d’y investir. Une autre catégorie de structures de production rurale qui sera appuyée est constituée de PME nationales dont l’activité peut générer des dizaines d’emplois directs. Enfin, pour les autres acteurs du monde rural et les paysans en particulier, le Gouvernement entend : (i) faire évoluer la structuration de l’activité de certains producteurs du monde paysan, au nombre desquels une majorité de femmes vers l’artisanat ou même la PME, et ; (ii) favoriser ainsi sa mutation de l’activité de subsistance en activité commerciale.

En matière de la gestion des ressources forestières, la vision du Gouvernement, définie dans le document de politique forestière en cours d’approbation, est de gérer durablement les forêts, afin qu’elles contribuent à l’émergence de l’économie verte, à la réduction de la pauvreté, au bien être des générations actuelles et futures du pays et à la lutte contre les changements climatiques.

L’accent sur la diversification signifie aussi une attention accrue en faveur des opérateurs privés, en tant que véritables acteurs de la transformation. Cela signifie aussi un recentrage du rôle de l’Etat. En effet, l’Etat congolais s’est engagé à réduire son implication dans la production directe, afin de se concentrer sur son rôle d’accompagnement, notamment par la provision des biens et services publics et la régulation/facilitation des marchés. Pour le PND 2018-2022, ce changement de paradigme signifie que l’Etat se retire essentiellement des activités de production de biens et services pour se concentrer sur la provision adéquate des facteurs de production – capital humain, infrastructures ainsi que les services publics, les politiques commerciales, celles de renforcement du cadre des affaires, et de la gouvernance.

En matière d’infrastructures, reconnaissant que beaucoup a été fait en termes d’investissement lors du premier PND, le budget du nouveau PND sera redirigé des nouvelles constructions vers les activités d’achèvement, de maintenance et d’équipement, qui sont nécessaires au bon fonctionnement et à l’exploitation effective des actifs. Aussi, pour le développement des activités minières ou encore agro-industrielles, la participation du privé (partenariat public privé) sera essentielle, pour s’assurer que les conditions en matière d’approvisionnement en énergie des unités de transformation et de transport/évacuation des produits finis (routes, pipelines, ports minéraliers, etc.) soient mises en place. On notera qu’en matière d’énergie, la politique sectorielle tend à augmenter la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique (50 % en 2030) et le taux d’accès de l’électricité en milieu rural (75% à l’horizon 2025).

Comme le Gouvernement l’a bien relevé, la gouvernance, axe 1 du PND 2018-2022, est un ‘facteur transversal essentiel, dont le renforcement est primordial, pour accompagner les programmes dans les domaines de concentration. En effet, une gouvernance renforcée dans tous les domaines (politique, juridique, administratif et économique) est indispensable à l’amélioration du climat des affaires, la réforme du secteur public, la qualité de la gestion économique et financière, la qualité des politiques, des investissements, des services publics. Elle est surtout primordiale pour le développement des valeurs favorables au développement économique. L’amélioration de la gouvernance en matière d’UTCATF se situe notamment à différents niveaux :

a) L’élaboration / révision des cadres législatifs et règlementaires sectoriels (agriculture, forêt, mines, etc.) et le renforcement des capacités de l’administration dans son rôle d’accompagnement et de contrôle de leur mise en œuvre;

b) La résolution des conflits d’affectation des terres, la sécurisation foncière et la mise en place d’un système de planification spatiale intégré;

c.) La poursuite des efforts de décentralisation

Conformément à la vision du Gouvernement, ce développement se réalise de manière équilibrée et durable. A travers cet objectif axe, le Congo affirme sa volonté de développer le pays en suivant des principes de préservation de l’environnement et de la biodiversité et de lutte contre les changements climatiques.

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